A Marcoing, des témoins "dignes-de-foi": les gendarmes

Quand un gendarme rit... Non, ce soir du dimanche 3 octobre 1954, à Marcoing, les gendarmes ne riait pas des soucoupes volantes. Ils prenaient même très au sérieux le mystérieux phénomène qu'ils étaient en train de voir.

La Voix du Nord donne la version qui sera reprise par les ufologues.

Engin à transformations à Marcoing, sous les yeux d’une quarantaine de personnes, dont toute la gendarmerie
  Dimanche entre 20 h. 30 et 20 h.45, Mlle Anne-Marie Pérut, 20 ans, fille d'un gendarme de la brigade de Marcoing. apercevait à travers la fenêtre de sa chambre une très vive lueur. Elle s'approcha et constata qu'à moins d'un kilomètre de la gendarmerie, au-dessus du bois Couillet, une très grosse boule de feu à laquelle était suspendue une seconde en forme de nacelle, qui balançait, restait immobile dans le ciel.
  Elle alertait aussitôt son père qui se refusait à la croire. M. Pérut se résolut enfin à venir constater la « chose », et pour s‘assurer qu'il n'était pas victime d'une hallucination, prèvenait tous ses collègues et leurs familles.
  Plus de vingt personne ne tardaient pas à contempler le phénomène. La gendarmerie se permit d'arrêter les cyclistes venant de Masnières et se rendant à Marcoing. Plus d‘une trentaine de spectateurs assistaient ainsi au spectacle. Durant plus d'un quart d'heure les deux boules de feu restèrent presque immobiles, à environ 5 à 600 mètres d'altitude, se déplaçant verticalement par moments.
  Brutalement, elles se transformérent en une forme allongée que l’on qualifie volontiers de cigare. Celui-ci se déplaça alors horizontalement presque à perte de vue pour revenir au même endroit sous forme de toupie. Lorsque celle-ci disparut définitivement en direction de Villers-Plouich, c'est-à-dire Sud-Ouest, une lueur assez vive persista assez longtemps dans le ciel.
  Les 30 ou 40 spectateurs, parmi lesquels tous les gendarmes de la brigade de Marcoing, ont cherché vainement à se considérer eux-mêmes comme des hallucinès. Ils ont été d'autant plus troublés que l‘endroit où fut aperçue la soucoupe est considérè comme point stratégique. Leur émotion fut à son comble lorsque quelques minutes plus tard un avion effectua dans ce secteur des rondes.
  Signalons que le phénomène a été aperçu par plusieurs personnes de Marcoing, Noyelles-sur-Escaut et par des cyclistes circulant entre Iwuy et Escaudœuvres.

(La Voix du Nord, 5 octobre 1954, page 3)

Nord matin donne des détails légèrement différents.

Nombreux témoins près de Cambrai
Mlle Anne-Marie Pérut, 20 ans, fille d'un gendarme de la brigade de Marcoing à quelques kilomètres de Cambrai, a fait le récit suivant :
  Dimanche vers 20 h. 30, allant à la fenêtre, je vis deux grosses boules lumineuses:
une grosse boule et au-dessous une plus petite. Celle-ci semblait se mouvoir légèrement de droite à gauche, comme une nacelle de ballon.
  J'appelais mon père qui se moqua de moi. J'insistai, et, enfin, il vint voir et c'est alors qu'il alerta les autres gendarmes présents dans la caserne. Les familles se joignirent à nous et ainsi une vingtaine de personne purent se rendre compte de ce que nous avions vu.
  Pendant un quart d'heure on vit cette apparition lumineuse comparable à la lune, mais en plus gros. De rond, l'objet pris une forme de cigare, puis de croissant. Il partit vers la direction de Villers-Plouich, puis revint pour disparaître définitivement.
  Les gendarmes qui nous ont confirmé ce fait déclarent que cette boule lumineuse pouvait se trouver à une altitude de 6 a 700 mètres.

(Nord Matin, 5 octobre 1954, page 10)

L'édition locale de Nord Matin montre les heureux témoins.

A défaut d'avoir pu photographier la soucoupe volante, le journal Nord Matin a photographié les gendarmes qui l'avaient vu.


  (Nord Matin, édition Cambrai, 6 octobre 1954, page 3)

La Croix du Nord résume.

... ET DANS LE CAMBRESIS
Dimanche vers 20 h. 30, Mlle Anne-Marie Perrut, 20 ans, aperçut de la fenêtre de sa chambre, à Cambrai, au dessus du bois Couillet, une grosse boule de feu accompagnée d'une autre plus petite juste au-dessous
  Elle avertit son père, gendarme à la brigade de Marcoing, qui était très incrédule.
  Peu de temps après, étant sorti de l'habitation, il aperçut le même phénomène, qui put être constaté par ses collegues, leurs familles et des passants.
  A l'origine, les boules de feu avaient une forme sphérique puis elliptiques. Au bout d'un quart d'heure, elles disparurent, revinrent pour disparaitre définitivement sous forme de croissant.
A signaler que le même phénomène a été constaté, à la même heure, entre Iwuy et Escaudœuvres.

(La Croix du Nord, 5 octobre 1954, page 8)

Les autres journaux de la région du nord ne nous apprennent rien de plus. Le Nouveau Nord Maritime du 6 octobre résume l'affaire en quelques lignes, La Bailleuloise du 10 octobre, en une phrase, Libre Artois du 6 octobre copie le texte de Nord Matin, quant à l'Avenir de l'Artois, il se contente d'écrire "Mais depuis que toute la gendarmerie de Marcoing a été témoin du fait, le scepticisme disparait".

Le Parisien libéré donne les noms des témoins.

  Le même soir, à soixante kilomètres de là, la brigade de gendarmerie de MARCOING, près de CAMBRAI, était en alerte . La fille du gendarme PERRUT venait de déceler un objet mystérieux rouge orange se tenant immobile à quelque 300 mètres d'elle. Il était également 20 h 45. Mlle PERRUT alerta son père qui prévint ses collègues FAUCAMBERGUE, DELANDE et BLEUZET.
  Cet après-midi, nous avons interviewé ce dernier. Le gendarme BLEUZET, ancien prisonnier, onze ans de service, trois décorations, parait lui aussi un témoin digne de foi. Il a vu un objet évoluer pendant une dizaine de minutes, objet dont l'intensité lumineuse paraissait varier avec la vitesse de déplacement. Il avait, lui aussi, tour à tour, la forme d'une sphère, d'une assiette ou d'un cigare. Après de nombreuses évolutions, l'objet resta immobile pendant une minute environ et s'évanouit littéralement.
  On ne peut que regretter que les gendarmes de MARCOING, saisis par 1'étonnement, n'aient pas eu le réflexe de se servir de leur appareil de prise de vues photographiques. Mais leurs témoignages confirment étrangement l'extraordinaire vision des habitants d'ANNOEULIN sans pour cela, comme toujours malheureusement, apporter autre chose au lourd dossier des soucoupes que de nouveaux détails inexplicables.

(Le Parisien libéré, 6 octobre 1954)

Radar photographie l'enquête du colonel.

L'hebdomadaire Radar ne pouvait manquer de parler d'une observation de soucoupe volante faite par toute une brigade de gendarmerie. Ses reporters eurent la chance d'être sur place lors dela visite du colonel Roux, commandant la légion de gendarmerie (voir photo plus bas).

 M A R C O I N G 
Les habitants de Marcoing, près de Cambrai, assurent n'avoir pas eu la berlue. Une soucoupe a évolué 10 minutes dans leur ciel, l'autre soir à partir de 20 h. 45. Le principal témoin ne saurait être suspecté, c'est Mlle Perrut, 20 ans, fille du gendarme Perrut. Aussitôt, elle prévint son père qui alerta ses collègues. C'est ainsi que les brigadiers Faucambergue, Delande et Bleuzet virent également un objet lumineux orange qui, suivant sa vitesse, avait la forme d'une assiette, puis d'un cigare.
(Radar, 17 octobre 1954, page 4)

Jimmy Guieu reprend le texte de La Voix du Nord.

     Entre 20 heures et 20 h. 45, ce même 3 octobre 1954, Mlle Anne-Marie P., fille d’un gendarme de la brigade de Marcoing, apercevait à travers la fenêtre de sa chambre une très vive lueur. Elle constata qu’à moins d’un kilomètre de la gendarmerie, au-dessus du bois Couillet, une très grosse « boule de feu » à laquelle était suspendue une autre « boule » d’un diamètre inférieur qui se balançait comme une nacelle - restait immobile dans le ciel. Mlle Anne-Marie P., alerta aussitôt son père qui se refusa d’abord à la croire. M. P. se résolut enfin à venir constater la « chose » et, pour s’assurer qu’il n’était pas victime d’une hallucination, il prévint tous ses collègues et leurs familles. Plus de vingt personnes, ahuries, ne tardèrent donc pas à contempler le phénomène. La gendarmerie se permit d’arrêter des cyclistes venant de Masnières et se rendant à Marcoing. Plus d’une trentaine de spectateurs assistèrent ainsi au spectacle. Durant plus d’un quart-d’heure les deux « boules de feu » restèrent presque immobiles. à environ 500 ou 600 mètres d’altitude, se déplaçant par moment verticalement.
  Brutalement, elles se transformèrent en une forme allongée, sorte de cigare volant. Celui-ci se déplaça alors horizontalement presque à perte de vue pour revenir au même endroit, offrant alors l’aspect d’une toupie. Lorsque l’appareil à métamorphoses disparut définitivement vers le Sud-Ouest (direction Villers-Plouich) une vive lueur persista assez longtemps dans le ciel.
  Les trente-cinq à quarante spectateurs furent d’autant plus troublés que, dix minutes plus tard, un avion vint décrire des cercles au-dessus de ce secteur... considéré comme point stratégique ! Le phénomène fut également observé par un grand nombre de personnes de Marcoing, Noyelles-sur-Escaut et par des cyclistes circulant entre Iwuy et Escaudœuvres
Note: L'avion, ou son bruit a été signalé par d'autres témoins ce soir là. Cependant, si cela avait été un avion envoyé par l'armée de l'air, alertée par le phenomène, il serait parti vers le sud-ouest et n'aurait pas fait de cercles aux environs de Marcoing.
( Jimmy Guieu, Black Out sur les Soucoupes Volantes, Fleuve Noir 1956, page 160)

Aimé Michel intègre l'observation pour décrire une trajectoire compliquée.

  - Marcoing, 20 heures. Donc, vers 19 h 20, l’objet échappe à l’observation des habitants de Chéreng. De ce moment jusqu’à 20 heures, aucune observation.
Note: En fait l'observation de Marcoing débute entre 20 h 30 et 20 h 45. Et l'heure de 19 h 20 pour Chéreng n'est pas sûre. Entre 19 h 20 et 20 h 30, on note des observations à Marcq-en-Baroeul, Sequedin, Dunkerque, Fleurbaix, Roubaix et Tingry.
  A 20 heures, Mlle Anne-Marie Perrut, fille d’un gendarme de la brigade de Marcoing, 60 kilomètres au sud de Chéreng, se trouvait à sa fenêtre, lorsque sa vue fut attirée par un curieux spectacle.
  A quelques centaines de mètres de la gendarmerie, au-dessus du bois Couillet, un objet lumineux était immobile dans l’air. Il était circulaire et de couleur rouge orange. Un peu au-dessous de cet objet immobile, et comme suspendue à lui, une petite tache lumineuse bougeait, animée d’une espèce de balancement.
  Mlle Perrut regarda un moment, doutant de ce qu’elle voyait, puis appela son père, qui d’abord refusa de se déranger. Après quelques minutes, comme l’objet était toujours là, Anne-Marie pria son père avec tant d’insistance qu’il consentit à venir. Et ce fut au tour du gendarme de se demander s’il n’était pas victime d’une hallucination, car l’objet était bien là, comme sa fille le disait. M. Perrut alerta alors ses autres collègues, les gendarmes Faucambergue, Delande et Bleuzet, et leurs familles : il y eut bientôt vingt témoins.
  Après un moment de stupeur, et comme l’étrange visiteur restait toujours suspendu au-dessus du bois Couillet, les gendarmes cherchèrent d’autres témoins. Ils arrêtèrent des cyclistes circulant devant la gendarmerie entre Marcoing et le petit village de Masnières situé 3 kilomètres vers l’est. Tous purent contempler le même spectacle. La boule lumineuse ne démarrait pas. Tout au plus la voyait-on parfois monter ou descendre un peu le long d’une ligne verticale.
  Un peu après 20 h 30, l’objet subit soudain une transformation : la lumière suspendue sous la boule disparut, et la boule elle-même offrit l’aspect d’un corps oblong, comme un cigare ou un disque vu de profil. D’après les gendarmes, on pouvait alors évaluer l’altitude du phénomène à 600 ou 700 mètres.
Note: 500 à 600 m pour La Voix du Nord, 600 à 700 m pour Nord Matin, mais de toutes façons, cette altitude n'a pas de sens puisque les gendarmes n'avaient aucun moyen de l'estimer, non plus que la distance.
Presque aussitôt après sa métamorphose, l’objet s’éloigna horizontalement une première fois en prenant la forme d’un croissant, comme si le disque s’était incliné, puis revint au même endroit, y stationna de nouveau quelques instants, et démarra finalement à grande vitesse en direction de Villers-Plouich, village situé à 6 kilomètres au sud-ouest, où il disparut en jetant une lumière intense qui illuminait encore le ciel plusieurs secondes après sa disparition. Il était 20 h 45.
Note: La Voix du Nord dit: une lueur assez vive persista assez longtemps dans le ciel.
  L’enquête menée par les gendarmes montra que l’objet avait été aperçu par de nombreux témoins au moment de son arrivée, à Iwuy, Escaudœuvres et Noyelles-sur-l’Escaut, trois villages situés sur une ligne nord-nord-est de Marcoing à respectivement 16, 13 et 3 kilomètres de distance. Il était donc arrivé du nord.
Note: Le fait que l'objet ait été vu simultanément sur une distance de 16 km indique bien plutôt qu'il était à grande distance.
Or, Chéreng, où est signalée la première observation, est précisément situé à 60 kilomètres au nord de Marcoing.
  L’intérêt de l’affaire de Marcoing réside surtout dans la précision des détails donnés uniformément par un très grand nombre de témoins, une centaine, répartis en plusieurs groupes séparés, et dans la compétence des gendarmes habitués à établir des rapports précis se gardant de toute subjectivité.
Note: Nous allons voir que la compétence des gendarmes ne concerne pas les phénomènes célestes, et leur estimation d'une altitude de 600 m. était bel et bien subjective.
Voici les détails observés : l’objet présentait tour à tour, suivant ses mouvements et sa position, la forme d’un cercle, d’une assiette ou d’un cigare; sa luminosité variait en fonction de la vitesse. Tous ces détails sont familiers.

Note: L'objet paraissait double au début, et avait la forme d'un croissant avant de disparaitre.
(Aimé Michel, Mystérieux Objets Célestes, Arthaud 1958, p 188)

Voici la situation de la gendarmerie et du bois Couillet sur la carte IGN.


Le bois Couillet, dans la direction duquel était l'objet, est au sud-ouest.


La gendarmerie de Marcoing. La chambre d'où Melle Perut (à droite) a découvert l'objet est au 1er étage.

Grace à Google Street nous connaissons la visibilité depuis la gendarmerie.


La vue est bien dégagée vers le sud ouest, à part le rideau d'arbres à environ 300 mètres

Nos braves gendarmes ont donc vu deux boules couleur feu, au sud-ouest. Mais rappelons nous que lorsque le témoin moyen parle de "boule", il ne faut pas comprendre "disque", mais gros point, petite tache légèrement plus large qu'une étoile. L'ensemble a changé de forme, et prit enfin celle d'un croissant.
Notons que, selon Nord matin, l'objet était comparable à la lune, mais plus gros. Or, il est bien connu que la lune parait plus grosse quand elle est près de l'horizon.
Justement, ce soir là, à cette heure là, la lune était en croissant, près de l'horizon, au sud-ouest, rouge-orange, et paraissant scindé en deux à travers les nuages. Et que nous décrivent les gendarmes? Exactement la même chose.
Demandons à Stellarium de nous reconstituer le ciel tel que les gendarmes de Marcoing pouvaient le voir à 20 h 45. Nous faisons ensuite un montage avec le paysage savamment assombri.


(L'image est un agrandissement assombri de l'image précédente, et pour respecter les dimensions angulaires, doit être regardée depuis une distance valant 2 fois sa largeur sur l'écran)

L'objet rouge-orange au sud-ouest est la lune. Mais alors...

Alors nos gendarmes avaient la lune devant les yeux, ont comparé l'objet à la lune, l'ont finalement vu en croissant, mais ne l'ont pas reconnu pour la lune.
Il est vrai que la lune apparaissait à travers une trouée de nuages, qui se déplaçaient en donnant au phénomène l'apparence de se déplacer dans l'autre sens, et en modifiant sa forme. Ceci explique qu'ils ne l'aient pas reconnu tout de suite.
Pour être sûr de ne pas être victime d'une hallucination (comme si l'hallucination collective existait), ils ont arrété des cyclistes pour leur faire constater eux aussi le phénomène.

Néanmoins, nos gendarmes n'ont pas pensé à photographier le dit phénomène, ni à l'observer (comme à Annoeullin) avec des jumelles. Or s'ils l'avaient observé aux jumelles, surtout avec un support, ils n'auraient plus été abusé par le mouvement illusoire du à celui des nuages. Mieux, au moment ou l'objet est apparu en croissant, ils l'auraient probablement reconnu.

Le colonel Roux se fait expliquer l'observation (photo Radar)
Mais non. Nos braves gendarmes ne l'ont pas reconnu. Ils ont fait un rapport à leur hiérarchie. Un rapport qui fut, apparemment, pris au sérieux, puisque, comme nous l'apprend Radar, le colonel Roux, vint lui même à Marcoing interroger les témoins.

On peut penser que le colonel ne comprit pas non plus que c'était tout bêtement la lune, puisque l'un des témoins, le gendarme Fauquembergues (et non Faucambergue) fut plus tard promu adjudant, et revint à Marcoing pour commander la brigade. Nos tentatives pour le contacter furent, à l'époque, restés infructueuses.

En 2005, étant en retraite et ayant appris qu'on prétendait qu'il n'avait jamais vu que la lune, il contacta Patrick Gross pour récuser cette hypothèse en allégant que l'objet s'était bel et bien déplacé rapidement par moments, sur des distances angulaires totalement impossibles pour la lune.
Mais il prétendait ceci 51 ans après son observation. Quand on sait comment s'altère les souvenirs au bout d'un demi-siècle, on ne peut guère tenir compte de cette objection. L'objet semblait bien s'être déplacé, oui, mais par rapport à quoi? Par rapport aux nuages,qui étaient la référence visuelle la plus proche. Nous avons même enquété, en 1974, à Solesmes, sur une observation où le témoin avait vu l'objet se déplacer sur la droite pendant plusieurs minutes, alors que la direction qu'il indiquait pour sa disparition était la même que celle de son apparition, ce qui prouvait le caractère illusoire du mouvement observé. Comme aucune mesure d'azimut ne semble avoir été faite par les gendarmes, rien ne prouve que l'azimut de l'objet ai réellement varié, et donc que le mouvement n'était pas illusoire.

Et par ailleurs, des dizaines d'autres témoins ont observé, à la même heure, et dans la direction de la lune, un objet qui avait le même comportement qu'à Marcoing, et en particulier, qui semblait se déplacer.

Ainsi, nos braves gendarmes n'ont pas compris qu'ils étaient en train d'observer la lune, et le sérieux de leur statut de gendarme leur permit, non seulement de faire disparaitre le scepticisme, comme l'écrivit l'Avenir de l'Artois, mais aussi d'avoir leur photo dans le journal.
Car s'ils avaient reconnu la lune, croyez vous vraiment que le journal aurait publié leur photo?

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Dernière mise à jour: 13/01/2017