1887, W. T. Lynn approuve Schjellerup et rate la solution.

William Thynne Lynn, bon vulgarisateur, et "metteur de pendules à l'heure", se devait de traiter de l'énigme de l'antique rougeur de Sirius.
Connaissant la traduction de l'Almageste de Ptolémée, il est d'accord avec l'idée de Schjellerup d'une faute de copie, mais curieusement, pour ce qui est de Sénèque, disant l'étoile de la canicule plus rouge que Mars, il invoque la bonne explication sans s'y arréter.
It is well known that it is generally supposed that the colour of Sirius has undergone a change since the most ancient recorded observations, from being red to the white which we now see it.
Il est bien connu qu'il est généralement supposé que la couleur de Sirius a subit un changement depuis les plus anciennes observations enregistrées, du rouge au blanc que nous voyons maintenant.
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It seems to me to be worth while therefore to call attention to the fact (which has apparently been much overlooked) that Prof. Schjellerup, in his admirably annotated translation of Sûfi’s description of the fixed stars, has shown that the belief respecting the early redness of the light of Sirius, at any rate as respects Ptolemy’s ascription of that colour to it, is probably founded on mistake.
Il me semble qu'il vaut la peine d'attirer l'attention sur le fait (ce qui a apparemment été largement négligé) que le Prof. Schjellerup, dans sa traduction admirablement annotée de la description de Sûfi des étoiles fixes, a montré que la croyance concernant l'ancienne rougeur de la lumière de Sirius, pour tout ce qui concerne l'attribution de Ptolémée de cette couleur, est probablement fondée sur une erreur.
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The conjecture of Halma, one of the editors of the ‘ Almagest,’ seems (we may agree With Prof. Schjellerup in thinking) not improbable, that the last word in this description is an early error of transcription for Σείριος, which might be called a name for the star, Whilst ὐπόκιῥῤος certainly was not.
La conjecture de Halma, l'un des éditeurs de «l'Almageste», semble (nous pouvons convenir avec le Prof. Schjellerup en le pensant) non improbable, que le dernier mot dans cette description est une ancienne erreur de transcription pour Σείριος, qu'on pourrait appeler un nom pour l'étoile, alors que ὐπόκιῥῤος ne l'était certainement pas.
Note: Cette conjecture n'est pas de l'abbé Halma, mais de Schjellerup. L'erreur est ici de croire qu'il faut un nom qui est déjà présent, alors qu'il faut un qualificatif.
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Horace is scarcely an astronomical authority; and when Seneca says “ Acrior sit Caniculae rubor,” he may be speaking of certain occasions when atmospheric conditions would certainly give Sirius a reddish appearance. It was, however, long ago suggested, in the Delphin Edition of Seneca, that the word used by that philosopher in the place (‘ Questiones Naturales,’ lib. i. ch. 1, § 6) was not “rubor” (as it is in our copies) but “fulgor,” which certainly reads much more naturally.

Horace n'est guère une autorité astronomique; Et quand Sénèque dit "Acrior sit Caniculae rubor", il pourrait parler de certaines occasions où les conditions atmosphériques donneraient à Sirius une apparence rougeâtre. Il a été suggéré depuis longtemps, dans l'Édition Delphin de Sénèque, que le mot utilisé par ce philosophe a cet endroit ('Questiones Naturales', lib. I. Ch. 1, § 6) n'était pas "rubor" (comme dans nos versions) mais "fulgor", qui se lit certainement beaucoup plus naturellement..
Note: Lynn a bien raison de soupçonner un rougissement d'origine atmosphérique, mais il est bien mal inspiré de soupçonner le remplacement de fulgor (la rougeur) par fulgor (l'éclat), car le texte de Sénèque se traduirait alors: mais que l'éclat de la Canicule soit plus vif, celui de Mars plus pale, celui de Jupiter nul. Comment Sénèque aurait il pu prétendre que l'éclat de Jupiter était nul?
( W. T. Lynn, The alleged change in the colour of Sirius, The Observatory, Vol. 10, 1887, p. 104 )

1887, William Thynne Lynn n'admet pas le raisonnement de Thomas Barker et blanchit Sirius.
The first person, I believe to suggest a change of colour in Sirius and its redness in ancient times was Mr. Barker, of Lyndon in Rutland, in a paper printed in the ‘ Philosophical Transactions ’ for 1760, vol. li. part 2; but he is obliged to admit that Hyginus "seems to call Sirius White," though he urges that the word "candor," applied by Hyginus to Sirius, may be taken to mean "brightness, Without regard to colour." That word, however, undoubtedly usually means "whiteness;" and as I have shown that it is probably a mistake to suppose that the ancients attributed a red colour to Sirius, there is no need to take the "flammae candor" of Hyginus in any other than its natural sense.
La première personne, je crois, à suggérer un changement de couleur dans Sirius et sa rougeur dans l'Antiquité était M. Barker, de Lyndon à Rutland, dans un article imprimé dans les «Transactions philosophiques» pour 1760, vol. LI. partie 2; Mais il est obligé d'admettre que Hyginus «semble appeler Sirius blanche», bien qu'il demande que le mot «candor», appliqué par Hyginus à Sirius, soit pris dans le sens de «luminosité, sans égard à la couleur». Ce mot, sans doute, signifie généralement "blancheur"; et comme je l'ai montré, c'est probablement une erreur de supposer que les anciens attribuaient une couleur rouge à Sirius, il n'est pas nécessaire de prendre la "flammae candor" d'Hyginus autrement que dans son sens naturel.
( W. T. Lynn, The alleged change in the colour of Sirius, The Observatory, Vol. 10, 1887, p. 194 )

Dernière mise à jour: 02/10/2018

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